Les journalistes accrédités auprès de l’UE à Bruxelles auront l’occasion, le 18 mars, de débattre de la transparence et de l’accès à l’information dans la gouvernance européenne lors d’un « API Hour » avec Teresa Anjinho. Merci de vous inscrire via https://tinyurl.com/apihour.
La discussion portera sur ce qui constitue, en réalité, une mission commune aux médiateurs et aux journalistes : examiner l’exercice du pouvoir, garantir la responsabilité des institutions et renforcer le contrôle démocratique au sein de l’Union européenne.
Les journalistes sont invités à s’inscrire à l’avance afin de garantir leur place dans la salle Maelbeek, dont la capacité est limitée à 56 personnes. La discussion sera modérée par Catherine Feore, vice-présidente de l’Association de la presse internationale (API), et s’adresse aux journalistes accrédités auprès des institutions européennes à Bruxelles. Elle débutera à 10 heures, le mercredi 18 mars 2026.
Réponses vagues ou inexistantes des institutions européennes
Face à des réponses vagues, voire à l’absence totale de réponse de la part des institutions européennes, la Médiatrice européenne est devenue de plus en plus souvent un recours de dernier ressort pour les journalistes en quête d’informations. L’an dernier, plus de 23 décisions ont été rendues dans des affaires introduites par des journalistes demandant l’accès public à des documents détenus par des organes de l’UE. Cette année, plus de quatre plaintes ont déjà été déposées par des journalistes.
Teresa Anjinho abordera la question de la transparence au sein des institutions européennes et du droit du public à accéder aux documents officiels — y compris les questions émergentes liées à l’accès aux messages texte et à d’autres formes de communication informelle utilisées dans les processus décisionnels. La discussion portera également sur les mécanismes de responsabilité au sein des institutions de l’UE et sur le rôle des organes de contrôle dans le maintien de la confiance du public.
Les décisions rendues par la Médiatrice en 2025 illustrent l’ampleur des sujets que les journalistes explorent à travers leurs demandes d’accès aux documents. Plusieurs affaires concernaient des refus de la Commission européenne, du Parlement européen et d’autres institutions de divulguer des documents relatifs à des réunions avec des représentants d’intérêts, à des enquêtes internes pour faute professionnelle, à des investigations antifraude menées par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), ou encore à des correspondances impliquant des responsables européens.
D’autres affaires portaient sur l’accès des journalistes à des rapports concernant la gestion migratoire en Turquie, les conditions d’accueil des demandeurs d’asile à Chypre, des échanges avec des représentants de l’État d’Israël, des évaluations des droits fondamentaux liées aux opérations frontalières de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, ainsi que des documents relatifs à des soupçons d’« écoblanchiment » dans le secteur financier. Plusieurs dossiers concernaient également l’accès aux documents législatifs et le suivi par les institutions des enquêtes antifraude menées au sein d’agences européennes.
Inscription
Les correspondants accrédités auprès de l’UE sont invités à s’inscrire via https://tinyurl.com/apihour
📍 Lieu : salle Maelbeek, International Press Centre – Résidence Palace, Rue de la Loi 155, 1040 Bruxelles / Brussels
📅 Date : mercredi 18 mars 2026, 10h00
Merci d’informer les autres collègues accrédités auprès de l’UE susceptibles d’être intéressés.


