Un grand merci à S.E. l’ambassadrice Aingeal O’Donoghue, représentante permanente de l’Irlande auprès de l’Union européenne, d’avoir présenté aux correspondants les priorités de la présidence irlandaise. Le temps n’a pas permis d’aborder toutes les questions, mais les échanges ont porté sur un large éventail de sujets, du marché carbone au prochain train de sanctions contre la Russie. Merci également à notre vice-présidente, Catherine Feore, qui a animé les débats et organisé cette rencontre pour nos collègues.
La compétitivité est au cœur du programme de la présidence irlandaise pour les six prochains mois, nous a expliqué Mme O’Donoghue. Dublin entend approfondir le marché unique, simplifier la réglementation et faire avancer plusieurs initiatives phares, parmi lesquelles EU Inc, la Savings and Investment Union et l’Industrial Accelerator Act. Les négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’Union européenne, le soutien à l’Ukraine et l’élargissement irrigueront l’ensemble de la présidence, a-t-elle ajouté.
Interrogée sur le prochain budget à long terme de l’Union européenne, Mme O’Donoghue a reconnu l’ampleur de la tâche. « Pour parvenir jusqu’au Conseil européen d’octobre, il faudra beaucoup de travail, beaucoup d’efforts, beaucoup d’analyse des chiffres, ainsi que de nombreuses consultations et discussions », a-t-elle déclaré.

Interrogée sur la manière dont l’Irlande entendait concilier son rôle de médiateur impartial avec son attachement à la politique agricole commune (PAC), Mme O’Donoghue a estimé que les priorités irlandaises étaient souvent présentées de manière trop réductrice. « L’Irlande est un fervent défenseur du programme Horizon Europe ; nous voyons de grands avantages dans le fonds pour la compétitivité », a-t-elle déclaré.
Au sujet des sanctions contre la Russie, Mme O’Donoghue a indiqué que l’Irlande espérait conclure rapidement le prochain train de sanctions, « au cours de la première quinzaine de juillet », tout en soulignant qu’un accord passerait par l’écoute des États membres et la recherche de compromis acceptables.
Interrogée sur le rôle que pourrait jouer l’Irlande pour améliorer les relations entre l’Union européenne et les États-Unis, Mme O’Donoghue a rappelé les liens étroits de son pays avec Washington, tout en soulignant que les négociations commerciales relèvent de la Commission européenne. Elle a estimé que l’accord de Turnberry avait été compromis par une décision de la Cour suprême des États-Unis, puis par une série de mesures ad hoc, et que la priorité était désormais de rétablir un cadre plus stable.

