Friday, October 31, 2014

Journalists at the Council of Europe - Photo Credit: ConsiliumL'association sans but lucratif "Association de la Presse Internationale" (asbl) a été créée le 27 Juin 1975. L'acte de constitution a été publié dans l' annexe au Moniteur Belge du 20 Novembre de la même année. L'Association a remplacé l'Union de la presse étrangère de Belgique , qui existait depuis environ 50 ans.

La création de l'API (dénommée IPA en anglais , sans que cela fasse partie du nom officiellement enregistré) est le résultat d'une fusion de cette Union et de l'Association des journalistes de la presse européenne. Elle a été fondée dans le but de défendre les intérêts professionnels des journalistes couvrant les institutions européennes et de les représenter.

L'API est la première organisation qui réunit à elle seule les journalistes étrangers de toutes catégories et spécialités, basés en Belgique et travaillant à partir d'ici pour des médias étrangers. Tout journaliste employé par un ou plusieurs supports, que ce soit en tant que salarié ou free-lance, peut prétendre à l'admission comme membre, pour autant qu'il soit établi en Belgique et que ses activités principales ressortent du journalisme pour des médias étrangers. Le siège du journal, magazine, agence de presse, de radio ou de télévision doit être situé à l'étranger.

Si cela n'est pas le cas la preuve doit être apportée que les activités du média concerné se font pour le compte de médias établis dans des pays étrangers. Les journalistes admis comme membres sont censés récolter de l'information en Belgique sur les institutions internationales basées dans le pays et/ou sur des événements se déroulant en Belgique. Les journalistes de la presse belge, dont la tâche consiste à couvrir les institutions européennes et d'autres organisations internationales basées en Belgique (par exemple, l'OTAN) peuvent être admis comme membres.

L'API n'est pas un syndicat au sens classique. C'est une association qui a pour but d'aider ses membres dans l'exercice de leur profession, ainsi que dans leur vie quotidienne dans un pays étranger. L'API est auto-financée, principalement par le produit des cotisations de ses membres. Cela garantit son indépendance. Reconnue comme le porte-parole des journalistes étrangers en Belgique , l'API est devenue au fil des ans l'interlocutrice des institutions nationales et internationales dans les négociation pour la solution de questions spécifiques concernant le journalisme, notamment pour faciliter l' accès à l'information, créer des conditions de travail favorables au cours des différentes conférences et réunions organisées par la présidence de l'UE dans les différents Etats membres et, last but not least, pour trouver des solutions satisfaisantes aux problèmes des journalistes étrangers lors de leur établissement et leur séjour parfois de longue durée en Belgique.

Depuis un certain nombre d'années API s'est également chargée d'organiser des vols charters à des conditions favorables au cours des événements majeurs de l'UE tenus dans des lieux ou pays lointains. API a toujours insisté pour que les journalistes étrangers eux-mêmes aient voix au chapitre dans la procédure d' l'accréditation de presse auprès des Institutions Européennes. Cela vaut également pour la reconnaissance comme journaliste professionnel dans le cadre de la législation prévue par le législateur du pays hôte, la Belgique. Les autorités belges ont accédé à cette demande et ont mis en place en 1992 un comité consultatif pour journalistes étrangers dans le cadre de la procédure pour la reconnaissance et la protection du titre de journaliste.

Composé, entre autres, des délégués de l'API, ce comité se réunit régulièrement sous la présidence du procureur général de Bruxelles ou de son délégué, afin d'examiner et de statuer sur les demandes de carte de presse belge et, en tenant compte des conditions prévalant dans le pays d'origine du journaliste demandeur de la carte, leur conformité aux prescriptions légales belges. Les recommandations de ce comité sont obligatoires pour les autorités nationales chargées de délivrer les cartes de presse et d'octroyer dans le cadre de la loi un numéro d'enregistrement comme journaliste professionnel. Ils ne peuvent en déroger sans raison majeure et motivation. Dans le cas d'un tel refus une procédure d'appel est prévue.